Histoire de la cathédrale

Histoire de la cathédrale

1942 : Naissance du projet

L’histoire de la cathédrale est liée à celle de la ‘Colonne Leclerc’ partie de Fort-Lamy (aujourd’hui N’Djamena) pour rallier la France libre. Leclerc et ses compagnons avaient formé le vœu en 1942 de construire une église à Fort Lamy, sous le patronage de Notre Dame des Victoires en confiant à la Vierge Marie leur campagne militaire. Avec des contributions venues de toutes part, y compris des notables musulmans du Tchad, un premier projet est lancé après la Libération. Près de 1 300 000 francs sont rassemblés, mais le projet, qui a dû évoluer d’une chapelle souvenir à une véritable église, est finalement abandonné en 1951 ; la somme réunie sera mise de coté pour l’avenir.

1965 : Inauguration de la cathédrale

Apres l’érection de Fort-Lamyen Diocèse en 1957, Mgr Dalmais, le premier évêque, oriente le projet vers une plus grande cathédrale. Avec la contribution d’Eglises sœurs du monde entier et du gouvernement tchadien, celle-ci sera achevée (le clocher en moins) en mars 1965 et dédiée à Notre Dame de l’Assomption.

 « Cette Cathédrale est un beau témoignage chrétien dans un pays où la foi est encore ignorée d’une grande partie de la population ».
Mgr Dalmais

La cathédrale de N’Djamena achevée, en 1965

1980 : Destruction de la toiture

En 1979, le Tchad entre dans la tourmente de la guerre civile. Elle éclate à N’Djamena le 11 février 1979 et  va durer jusqu’en juin 1982. La cathédrale est située au milieu d’un champ de bataille opposant plusieurs factions rivales (« tendances »), notamment celles d’Hissène Habré (FAN) et de Goukouni (FAP). La cathédrale, victime collatérale de la guerre, sera endommagée gravement : et le 30 avril 1980, une bombe incendiaire détruit la toiture.

Malgré tout, les décombres abriteront une rencontre de réconciliation éphémère  entre  les belligérants qui se battaient pour le contrôle de la capitale. Cette rencontre de réconciliation dans ce lieu portant encore les stigmates de la guerre signifiait en réalité sa reconnaissance comme maison de Dieu, donc maison de la paix, par des adversaires  musulmans en recherche de la  paix…

1986 : Restauration partielle

Une restauration partielle permettra de recouvrir les murs d’un toit, et de reprendre provisoirement les activités pastorales et culturelles.

Rebaptisée Notre Dame de la Paix en 1986 par Mgr Charles Vandame, alors archevêque de N’Djamena, cette cathédrale provisoire a accueilli le pape Jean Paul II en 1990.

L’appellation « Notre Dame de la Paix » est plus éloquente et plus appropriée surtout pour les non-chrétiens, dans ce pays longtemps secoué par la guerre. Cette recherche de la paix se matérialise au niveau du dialogue inter-religieux, dans les séances des prières interconfessionnelles pour la paix qui ont commencé dans cette cathédrale. Elles se déroulent maintenant sur la place publique, en présence des autorités du pays et des autres leaders religieux.

2013 : Lancement du projet de réhabilitation

Mgr Mathias Ngarteri, premier Archevêque tchadien va relancer, avec les fidèles, le projet de réhabilitation de la cathédrale à l’identique. Des travaux préliminaires, qui ont imposé aux fidèles de s’installer sous une tente-Cathédrale ont commencé en 2013 avec la participation du gouvernement tchadien, mais ont été vite interrompus suite à la crise économique traversée par le pays.

Entrée de la Tente -Cathédrale

L’appel de Mgr Edmond Djitangar

En novembre 2017, constatant que les travaux entamés en 2013 sont stoppés et que la crise économique à laquelle le Tchad et les fidèles font face ne permettra pas de mobiliser les fonds nécessaires à la reconstruction, Mgr Djitangar, évêque sans cathédrale, lance un appel à plusieurs de ses amis établis en France. Il leur donne mission de contacter et motiver les amis du Tchad pour faire connaitre le projet et de mobiliser les soutiens en France et au-delà, pour permettre le redémarrage et l’achèvement de ces travaux.

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